Pour combattre les idées recues !

Les futures mamans peuvent continuer à faire leurs activités sportives intensives habituelles, durant les premiers mois de grossesse, sans risques : FAUX. Toute activité sportive intensive est susceptible au mieux, de dérégler la contractilité utérine (pathologies qui se réveillent à partir de cinq mois et demi, environ) au pire, de provoquer des fausses couches. Particulièrement celles sollicitant l’effort des jambes, du ventre, des abdos et du bassin pouvant avoir un retentissement, au niveau de la contractilité utérine. Opter pour une activité en douceur, dès le début de la grossesse est plus prudent.

Il faut avoir de bons abdos pour bien accoucher : FAUX. Les abdos n’aident pas à accoucher, au contraire, mieux vaut les oublier ! C’est la bonne qualité de la contractilité utérine qui est importante, la maîtrise du souffle, du schéma corporel, la hauteur adéquate du bébé, la bonne technique pour le faire descendre et la maîtrise de la bascule du bassin.

Les primipares ont forcément des accouchements plus longs et plus difficiles que les multipares : FAUX. Ce n’est pas une obligation et la résultante de divers facteurs, dont une bonne préparation. Beaucoup de mes clientes primipares accouchent rapidement et sans péridurale.

Lorsqu’on est enceinte, on perd l’usage de pas mal de neurones ! VRAI. Je ne sais pas si c’est vraiment une perte réelle, mais en tout cas, çà plane ! Les priorités subissent comme un glissement vers l’intemporel !

Il faut contracter ses abdos durant la grossesse pour combattre la cambrure et maintenir le bébé : FAUX. La cambrure est nécessaire à la bonne santé de la colonne vertébrale et la sangle du bas ventre s’auto renforce naturellement d’elle-même durant la gestation. Contracter ses abdos en permanence entraîne des complications, mal de dos, tensions abdominales chroniques, contractions prématurées, mauvais équilibre postural, mauvaise respiration, manque de confiance et impossibilité de maîtriser son schéma corporel.

Il faut déjà avoir fait du yoga avant pour faire du yoga prénatal : FAUX. La preuve, les yoguinis super entraînées, les grandes sportives de compétition, les artistes de cirque, les danseuses professionnelles, sont souvent celles qui ont le plus de problèmes de grossesse et d’accouchement, de mal de dos et de contractions prématurées. Mieux vaut faire du yoga doux accessible aux débutantes, avec un professeur vraiment spécialisé en yoga prénatal qui va d’abord vous apprendre que l’on n’a pas besoin de forcer pour être efficace.

Il faut muscler son périnée pour accoucher : FAUX. Au contraire, il faut assouplir, irriguer et masser son périnée pour éviter l’épisiotomie.

Les femmes enceintes régressent et sont fragiles émotionnellement : VRAI. Bien que tempéré par la personnalité, l’histoire, la vie privée/ professionnelle et l’équilibre de chacune. Mais il est certain que les femmes enceintes deviennent plus sensibles aux mauvaises ondes de l’agressivité, des pollutions, par réflexe sécuritaire, besoin de douceur et de lenteur et besoin de protéger leur bébé.

Les ballons de fitness facilitent l’accouchement : FAUX. Les gros ballons donnent une sensation de confort mais il faut éviter de s’en servir au-delà de quelques minutes espacées durant l’accouchement car en mal positionnant le bassin (en hyper cambrure), ils peuvent au contraire rallonger beaucoup, sa durée en freinant la descente du bébé. Sachant qu’il faut dé cambrer totalement durant les contractions, cela n’est pas possible, assise sur un ballon.

La morphologie de chaque femme n’a aucune incidence sur la grossesse et l’accouchement : FAUX. Bien au contraire, la morphologie va conditionner en grande partie, la façon dont vous respirer, la hauteur du bébé, le comportement du bébé in utéro, la facilité ou pas de l’accouchement. Il convient donc de pratiquer des exercices efficaces, quelle que soit la morphologie pour harmoniser la grossesse et faciliter l’accouchement.

Au moment de l’expulsion, les respirations yoga ne servent plus à rien, on est obligée de pousser fort, d’inspirer, bloquer, pousser : FAUX. Les « inspirez, bloquez, poussez », s’ils font encore partie du folklore de l’accouchement, sont une technique dépassée et violente, pas franchement efficace, qui n’est plus utilisée par les bonne sages-femmes car susceptibles d’occasionner des descentes d’organes. Elles sont stressantes pour la maman et le bébé. Vous pouvez accompagner plus efficacement et en douceur, l’expulsion réflexe, avec la même respiration que celle utilisée pendant les contractions. D’où l’importance de choisir une maternité ouverte où l’on saura écoutez vos compétences, qui vont dépendre de la qualité de votre préparation yoga. Les sages-femmes sont compétentes pour surveiller le bon déroulement de l’accouchement sur un plan médical et vous soutenir moralement, accessoirement. N’attendez pas des sages-femmes qu’elles connaissant vos respirations yoga, la plupart ne le pratique pas. Les bonnes sages-femmes sont ravies de vous voir vous débrouiller si bien avec votre yoga. Elles font par ailleurs, ce qu’elles peuvent, avec les 80 % des autres femmes mal préparées, qui ne se sont pas prises en charge et croient encore que c’est la sage-femme qui va « les accoucher ».

Le pré travail, çà n’existe pas : VRAI. Soit votre accouchement à commencé et vous êtes en travail, soit il n’a pas commencé et vous êtes ni en travail, ni en pré travail. La notion de pré travail qui revient « à la mode » si elle fait sens pour les professionnels comme étant la première phase soft de l’accouchement, est interprétée de travers par les futures mamans qui ont besoin qu’on fasse simple, qui n’y comprennent plus rien ; c’est elles qui le disent et on les comprend !
Donc il y a désormais sous les sunlights le pré travail, qui en bonne maîtrise de la langue française signifie « avant » et non « pendant » ; c’est pourquoi les femmes sont perturbées par cette nouvelle vague de pédagogie de haut vol du corps médical, comprenant que si elles sont en pré travail, elle ne sont pas en train d’accoucher, réduisant l’accouchement à la phase où elles sont les pieds dans les étriers, en salle de naissance et entourée du corps médical en se demandant : au fait suis-je en train d’accoucher, quand est ce que j’ai commencé, qu’est ce que je dois faire ??? Etc… Bref, on a réussi, à lancer un nouveau « marronnier » qui complique les accouchements en voulant les simplifier ; tout comme, ceux qui ont sévi précédemment : la mode des naissances soit disant plus faciles à 8 mois et demi, qui ont compliqué les accouchements de toutes celles qui comprenaient cela comme une norme, ou une obligation ; tout comme celui qui a suivi de l’expulsion soit disant insupportable, compliquée ou à risque , qui à conduit les femmes à demander massivement une péridurale au moment de l’expulsion , là où la plupart du temps, elles n’en ont plus besoin dans cette phase rapide et spontanée. Je constate et je ne suis pas la seule, qu’une fois de plus, on a trouvé un moyen d’empêcher les femmes de bien vivre et maîtriser leur accouchement et de compliquer la tâche des bons profs de yoga qui les aide à y voir plus clair et à maîtriser l’aventure de la mise au monde ! Citron jaune au pré travail (qui ne risque rien vu qu’il n’existe pas !). L’Inde a depuis peu un ministre du yoga, en France ce qui manque le plus, serait un ministre du Bon sens ou de la pédagogie. Surtout quoi qu’on vous dise, commencez bien vos respirations yoga, dès que vous avez des contractions toutes les cinq minutes. Vous avez une forte chance d’avoir commencé à accoucher, vous n’êtes pas dans l’urgence, tout va bien !

Les bébés yoga ne sont pas comme les autres : VRAI. Ils sont plus zen, plus éveillés et ce sont souvent les seuls qui ne pleurent pas à la nurserie ! Ce qui dénote déjà une sacrée dose de sagesse et une bonne pratique du yoga in utéro !

Les massages des bébés se pratiquent en ateliers collectifs : FAUX.
Le massage des bébés doit se pratiquer en séances individuelles avec le moins d’agitation, de mouvements et de paroles possibles, autour du bébé. Seules les séances individuelles permettent d’être à l’écoute du bébé, de respecter ses émotions, ses rythmes et le subtil relationnel maman/ bébé. Les ateliers collectifs proposés dénotent une grande méconnaissance du fonctionnement psychique du bébé, de ses besoins réels, ainsi que des interactions et du fonctionnement de la dyade mère/ enfant. Travailler en public sur le corps des enfants, quel que soit leur âge, porte atteinte à leur « peau psychique ». C’est oublier que leur identité et leur relationnel se structurent à partir de leurs perceptions sensorielles, corporelles et émotionnelles et que cela nécessite beaucoup d’intimité. Les bébés ne peuvent assumer des ateliers collectifs, qui en général les perturbent et les font pleurer. Ce qui par la même occasion est contre productif pour les mamans ! Les professionnels consciencieux et vraiment à l’écoute se rendent vite compte, que bien gérer le massage d’un seul bébé à la fois est déjà, en soi, un défi, qui demande pas mal de compétences ajoutées !