Mon quartier latin !

Vous ne le savez sans doute pas mais le quartier latin, où se situe mes cours, Rue Monsieur Le Prince, est situé sur la vouivre ; ce qui signifie, puissant courant tellurique sous terrain, bénéfique et non monstre ailé de légendes; il est donc un haut lieu cosmo- tellurique, aux vibrations plus élevées que le reste de Paris, qui défatigue, lave, recharge, apaise. C’est aussi un quartier un peu moins pollué de par la hauteur de la Montagne Sainte Geneviève et de par la Seine qui coulant à proximité, « nettoie » aussi partiellement la pollution. Enfin, elle fait ce qu’elle peut, si seulement on lui envoyait plus d’amour, elle ferait des miracles, notre bonne vieille Seine ! Mais le bien-être que l’on ressent, de par la combinaison de ces éléments, en ressortant des cours est décuplé.

Autrefois, lorsque j’ai débarqué à Paris pour travailler comme jeune éducatrice à l’Institut d’enfants sourds de la Rue Saint Jacques, enfant du Soleil et du Midi, je fus choquée par l’indifférence parisienne, les gens me bousculant dans la rue sans s’excuser, le métro dans lequel je m’enrhumais, mon système immunitaire avait mis un an pour s’y habituer ! Le Quartier latin Dieu merci, m’accueillit, avec ses rues et ses boulevards, bordés de librairies, dont beaucoup ont disparu, où il faisait bon flâner en quête de nourriture intellectuelle et spirituelle, ou l’on pouvait entre copines, rentrer à pieds, à deux heures du matin, en toute sécurité. De cette époque, il reste quelques lieux anciens ou nouveaux que je vous recommande et un habitant autochtone plus courtois, que dans d’autres quartiers parisiens.

La légendaire pâtisserie salon de thé viennois, de la Rue de l’Ecole de Médecine, inchangée depuis trente ans et dont les gâteaux toujours très frais, peu sucrés et les thés, sont parmi les meilleurs de Paris. Le personnel bien que débordé par la demande, toujours gentil. 8 Rue de l’Ecole de Médecine.

La Sorbonne, avec ses beaux couloirs et ses amphis légendaires, eux aussi, dans lesquels l’on peut aussi flâner, moyennant une ouverture de sac à l’entrée (les temps ont bien changé depuis que Dany le Rouge y allumait les feux de Mai 68 !) mais pas les locaux ! Un décor magique émouvant. Place de la Sorbonne.

L’herboristerie d’ Hippocrate, où vous trouverez de la feuille de framboisier et de la verveine des Indes, à faire en infusion, pour faciliter l’accouchement, des tisanes pour dormir comme un loir, d’autres pour préparer l’allaitement et des pétales de rose pour mettre dans votre bain ! 42 Rue St André des Arts.

Les jardins du Luxembourg et le jardin médiéval, du Musée de Cluny, sont également à proximité immédiate, où il fait bon pique-niquer aux beaux jours, après les cours. Au Musée médiéval de Cluny, vous pourrez admirer la célèbre tapisserie de la « Dame à la licorne », dont la signification initiatique se mérite. Sachant, que la licorne est l’animal de Pouvoir des femmes, le sens réel de cette gente dame et son message, sont encore sous le manteau, pour quelques temps ! Mais, il n’est pas interdit de chercher ! 6 Place Paul Painlevé.

Aroma-Zone qui campe désormais sur les fondations de l’ancienne librairie Maloine, avec succès. Vous y trouverez de l’hydrolat de jasmin pour faciliter l’accouchement et de l’hydrolat de romarin pour vous remettre de l’accouchement ! Modes d’emploi, top secrets divulgués uniquement dans mes cours de yoga prénatal ! Attention, le rayon essences de plantes est presque entièrement déconseillé aux futures mamans. A éviter aux heures d’affluence. 25 Rue de l’Ecole de Médecine.

La librairie du groupe éditorial Trédaniel dont mon éditeur Médicis, fait partie. Vous y trouverez tous mes livres publiés chez Médicis. Prochainement, la nouvelle édition de « Le Yoga de la femme enceinte », enfin ! Préfacé par Irina Bouglione. Vous n’y serez pas bousculée et pourrez y flâner tranquillement, dans un espace lumineux.

Le Passage Saint André ( de son vrai nom pompeux Passage de la Cour du Commerce St André), reliant la Rue St André au Boulevard St Germain, il s’enorgueillit du pire pavé d’origine, parisien ( il faut des après-skis pour ne pas s’y tordre les chevilles, bien que sous la protection d’André, Germain et Michel, saints glorieux du coin, vous ne risquez rien) mais aussi d’enseignes sympathiques comme le restaurant salon de thé « La Jacobine », où l’on peut manger de bien bonnes choses, loin du bruit de la circulation. 59 Rue St André des Arts.

Carré d’Artistes originaire d’Aix en Provence, le carré d’Artistes, même si j’en désapprouve l’exploitation à bas prix des artistes, offre un vaste choix d’œuvres originales et de pièces uniques, de très bonne facture. Vous y trouverez régulièrement des coups de cœur, des pépites attachantes à adopter avec amour, pour orner votre appartement ou la chambre de bébé. 66 Rue St André des Arts.

Le quartier latin c’est aussi la face cachée de votre prof de yoga, Cesarine, artiste dans l’âme !